21/04/2013

Vers une vie plus rationnelle ( stoïcisme II )

Sénèque.jpg




Une fois qu’on a chassé aussi bien ce qui nous irrite que ce qui nous effraie, il s’ensuit une tranquillité, une liberté perpétuelles.

( Sénèque, De la vie heureuse )






Les croyances qui nous conditionnent, ces "idées que nous nous faisons des choses" ( B comme beliefs dans le modèle ABC d' Ellis ) sont essentiellement un résultat acquis. En fait elles se forgent dès l'enfance et conditionnent déjà les comportements. Comme il serait souhaitable que les éducateurs, en premier lieu les parents, puissent les détecter, et les discuter...


Par exemple :


 "Je dois être bon",  "je ne dois pas décevoir mes parents" peuvent induire une attitude anxieuse.

 "Je n’y arriverai jamais’’ , " je ne comprends jamais rien " conduirent à des émotions dévalorisantes ou dépressives, de la tristesse.

 "J’en ai marre de l’école" une attitude d’intolérance aux frustrations, à des émotions de l'ordre de la colère ou du ressentiment.


Ces émotions douloureuses peuvent avoir des conséquences comportementales regrettables : découragement, échec ou phobie scolaire.


D'une façon générale nos exigences intérieures ( les trois "musterbations" d' Ellis) se rapportent à soi, aux autres, au monde . Lorsqu'elles sont dysfonctionnelles elles s'avèrent à l'analyse comme étant rigides, irrationnelles et iréalistes.


Ces exigences, ces idées, sont-elles rationnelles ? Sont-elles conformes à la réalité ? Qui a dit qu'elles seraient vraies ?

15:28 Écrit par Pierre Gaujal | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.