27/11/2009

Révolution copernicienne et écologie intérieure

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Longtemps, l'homme s'est représenté la Terre comme une surface plane, au centre du monde. Cette vision géocentrique a façonné toute une représentation de l'homme, de sa place dans la nature. La révolution copernicienne a déplacé le centre de gravité de la Terre au Soleil. Notre planète était ronde, petit satellite de son étoile. Depuis quelques années, nous savons que les systèmes planétaires sont courants, notre situation n'est plus unique.
Dans l'ordre intérieur, nous avons mis l'ego au centre de nos représentations. Au je, au moi, au mien. Cela conditionne notre rapport aux autres et au monde. Rapport possessif aux êtres devenus objets de possession, à la terre ( possession foncière, sources de limites et de bornes ), au territoire ( source de frontières et de guerres ), aux matières premières et aux ressources matérielles, à une position sociale ( ce sont mes attributions ), à mes opinions, mes habitudes ... Pourtant cet état de "Chute", en quelque sorte, n'est pas une fatalité. Une révolution copernicienne est possible. Nous pourrions redécouvrir, sans le nier, que l'ego n'est pas au centre de tout. Qu'il y a au centre de l'univers une force consciente impossible à délimiter et à objectiver, que nous appelons parfois Dieu dans notre culture, même si cette appelation latine est maladroite, source de confusions. C'est la finalité de toute pratique de méditation ou de prière d'effectuer cette révolution. C'est aussi une sorte d'écologie intérieure, seule capable de modifier en profondeur notre rapport à la nature et aux autre espèces, animales ou humaine. 

18:15 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

20/11/2009

San Do Kaï

 

 

 

Le San Do Kaï est un texte fondateur du bouddhisme Zen.

 

San : la différence.

Do : l'identité, l'unité.

Kaï : la synthèse, l'au-delà de l'identité et de la différence.

 

"Dans la lumière existe l'obscurité

ne regarde pas seulement ce qui lumineux dans la lumière.

Dans l'obscurité existe la lumière

ne regarde pas seulement ce qui est sombre dans l'obscurité."

 


 

Image du Blog babymikelebogoss.centerblog.net



17:00 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2009

Interdépendance

 

 

"Toute personne est une cellule dans le corps de la conscience humaine. En ce moment, c'est comme si le corps du Christ souffrait d'un cancer. Dans le cancer, une cellule qui fonctionne normalement décide qu'elle ne veut plus fonctionner ni contribuer à l'ensemble. Au lieu de participer au système de soutien du sang ou du foie, la cellule s'en va et construit son propre royaume. C'est une malignité qui menace de détruire l'organisme.

Ainsi en va-t-il du corps de l'humanité. Chacun est parti faire sa propre affaire : ma carrière, mon magasin, mon argent."

 

 ( Marianne WILLIAMSON )

18:08 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

14/11/2009

La délicate question du droit à l'oubli sur Internet

 

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C'est le titre d'un papier paru dans "le monde" le 12 novembre 2009 ( http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/12/la-delicate-question-du-droit-a-l-oubli-sur-internet_1266457_651865.html ). Cet article m'a été signalé par un ami en souvenir d'une conversation que nous avions eue dans le passé.
Oui, la mémoire est faite d'oubli, le rapport que l'homme entretient au temps est un rapport vécu, c'est-à-dire organique. Si la lutte contre l'oubli est nécessaire à l'apparition de la culture et de l'histoire, par opposition à la barbarie, un oubli sélectif est cependant nécessaire pour permettre au neuf, au jamais advenu, de surgir. Dans l'ordre du collectif, nous ferions bien de nous souvenir, sans jeu de mot, que le devoir de mémoire devrait parfois se doubler d'un certain droit à l'oubli. Car sans un relatif oubli, il n'y a pas de paix possible. Le passé doit pourrir et se décomposer dans les mémoires pour servir de terreau à un renouveau.
Or dans sa lutte contre l'oubli et contre la mort, l'homme a externalisé sa mémoire organique, peu fiable, par l'invention de l'écriture, des archives et des bibliothèques. Mais ces dernières, souvent sur substrat également organique, sont sujettes à la même senescence que la matière de nos propres vies, sujettes aux outrages du temps. Elles n'étaient donc pas épargnées par l'oubli. Mais voilà que la généralisation des supports numériques, leur ubiquité, accessibles d'un clic de souris depuis n'importe quel point du globe, rend ces mémoires anodines au départ bien suspectes. Que dire de ces cas, pas si isolés que ce que l'on pourrait croire, de jeunes lycéennes voire collégiennes fimées par leur petit copain lors de pratiques sexuelles et diffusées à tout une classe puis sur la Toile entière ?
Plus généralement, on redécouvre que l'oubli sélectif est la condition de toute forme de rédemption. Cette apparente imperfection de nos oublis, de l'évolution incessante de nos mémoires, ne serait-elle pas l'envers de quelque perfection cachée ? Elaborées avec intelligence mais sans sagesse, les froides mémoires électroniques pourraient finir par nous jouer bien des tours
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14:26 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |