09/01/2009

Une nécessaire redéfinition du travail

 

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Le travail doit être compris sur 3 plans distincts, quoique non séparés :

 

- Tout d'abord objectif : planter un clou pour y accrocher un tableau, une serpière pour nettoyer le sol, décocher une flèche pour atteindre la cible.

- Mais aussi subjectif : par la répétition de l'exercice, je peux me réaliser. Tendre vers le geste pur, c'est ne plus être séparé du but par la soif de réussite, ou à l'opposé l'angoisse d'échouer. L'exercice devient alors une ascèse, un miroir de soi. C'est l'exercice zen, ou "se faire en faisant".

 

Mais n'oublions pas non plus un troisième point, à savoir le sens, la signification que l'on peut donner à l'acte. La lame qui tranche peut ôter la vie ( le sabre ) ou la prolonger ( chirurgie ). Le sens de nos actes doit être autant que possible orienté vers le bien d'autrui, ou le service de la communauté. C'est la voie des Bodhisattvas.

 

La méconnaissance de ces deux derniers points explique à elle seule la perte de sens que subissent nos sociétés industrielles et marchandes. La souffrance au travail y trouve sa source. Le travail est devenu aliénation et mérite trop souvent son étymologie ( le tripalium était un instrument de torture chez les Romains ).

On voit combien une "politique de civilisation" ( Edgar Morin ) ne pourrait prendre racine que dans une démarche qui excède largement les préoccupations des partis politiques.

22:15 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

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