30/12/2008

Le Zen et l'Islam

 

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Je me souviens de ma lecture du Coran il y a quelques années de cela, et de longues discussions avec amis ou relations à cette occasion.


Mais au-delà du contenu objectif d'une tradition religieuse, il y a le non-objectif, le subjectif. En quoi une pratique réalise-t-elle l'Homme ?


Le dialogue entre le Zen et le christianisme a été amorcé. Curieusement, pas avec l'Islam.


Pourtant les longues litanies-psalmodies, les prosternations profondes sont précieuses dans certaines trdaitions du Zen. Ces dernières utilisent les sutra du bouddhisme mahayana ( longues invocations ou dharani aux bodhisattavas ), mais au-delà même de leur contenu objectif. C'est alors l'occasion éventuelle de passer à une conscience non objectivante, dans l'harmonie avec les autres. Cela se fait naturellement.

En revanche, c'est la saisie objectivante de l'expérience religieuse qui aboutit au dogmatisme et qui fait le lit de tous les dogmatismes, parfois jusqu'au fanatisme.

Dans le Zen, nous finissons par comprendre que c'est le petit ego qui se prosterne davant le grand ego, qu'au bout du souffle, dans l'abandon de soi que marque la prosternation, une vie nouvelle peut se manifester.


Cette vie nouvelle est faite de conscience non objectivante et de compassion. Il n'est pas interdit d'imaginer que l'adepte d'un culte religieux comme l'Islam ne soit parfois saisi par cela, qu'il passe un instant de l'autre côté du miroir . Sourire



09:04 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |