16/10/2005

Life after the oil crash ...

Un commentaire de "tchou-tchou" mérite d'être rapporté en dehors des commentaires. Pour mieux en susciter d'autres peut-être  :
 
"D'autres transformations matière/énergie doivent être possibles, et avec des rendements autrement supérieurs."
C'est possible, mais pour le moment on n'en connaît aucune en mesure de supplanter le pétrole de façon durable, soit seule, soit en association avec d'autres sources d'énergie (par exemple éolien + solaire + carburants végétaux), car il n'y a pas assez de matériaux pour fabriquer toutes les éoliennes et tous les panneaux solaires dont on aurait besoin, et pas assez de surface agricole pour produire tout le carburant dont on aurait besoin, sauf en affamant des gens, ce qui n'est pas à exclure dans les pays pauvres.
Pour ce qui est du nucléaire, se pose également le problème de la finitude des ressources en minerais, et toute la logistique dépend du pétrole. La fusion (ITER) ne sera pas opérationnelle avant un siècle d'après la COGEMA, et entre-temps ce sera le bordel. Dans tous les cas le problème des transports resterait entier, car on ne remplace pas 700 millions de camions et voitures par des véhicules électriques en trois semaines.
Une des pseudo-alternatives dont on entend aussi parler est la liquéfaction du charbon selon le procédé Fischer-Tropsch, mais le rendement énergétique est catastrophique, au niveau pollution ça serait l'horreur, et de toute façon le problème de la finitude des ressources se posera également.
Il ne faut également pas perdre de vue que les liens entre pétrole et économie sont très étroits et complexes, et que des problèmes d'approvisionnement en pétrole se répercutant dans l'économie, cela rend plus difficile la mise en place sérieuse d'alternatives.
Dans tous les cas notre concommation énergétique baissera, de façon concertée et préparée ou bien de façon chaotique, elle est de toute façon largement supérieure à nos réels besoins énergétiques, et trop élevée par rapport aux ressources de la planète.
Quelque autres liens qui expliquent ça mieux que moi :
http://www.manicore.com/documentation/renouvelables.html
http://www.manicore.com/documentation/part_eolien.html
http://www.manicore.com/documentation/sobriete.html
http://www.manicore.com/documentation/petrole.html
http://www.lifeaftertheoilcrash.net/SecondPage.html#anchor_83

16:43 Écrit par Pierre Gaujal | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

zen et dieu bonjour,
Dans le zen, rejoint on un dieu (comme dans le dzogchen).

Écrit par : odile | 22/10/2005

Dieu... bonjour Odile,
rejoint vraiment un dieu dans le dzogchen ? Dans le zen il n'y a rien à rejoindre que l'on pourrait qualifier ainsi. D'une certaine façon, se rejoindre soi-même est le seul enjeu.

Écrit par : zenblog | 23/10/2005

Energie Des tas de solutions existent en fonctionnent déjà (voir par exemple http://membres.lycos.fr/quanthomme/) et les constructeurs automobiles, le lobby pétrolier en ont connaissance.

Ce n'est évidemment pas un problème technnique mais bien une crise spirituelle, c'est une question d'ignorance de soi avant tout.

Bien sur, cette crise de l'énergie aura des conséquences déségréables mais fort utile : prise de conscience, diminituion du pillage et du gaspillage.

Écrit par : Iboga | 24/10/2005

"Ce n'est évidemment pas un problème technnique"
> Si, quand même. Le moteur Pantone (abondamment expliqué dans le site quanthomme) consomme moins d'essence (20 à 25% d'une consommation classique) mais il en consomme quand-même, donc si le prix de l'essence quadruple on en est toujours au même point.
Dans tous les cas, dans l'hypothèse où une solution basée sur une motorisation alternative existe, vu les centaines de millions de véhicules qu'il y aurait à modifier ce sera dans tous les cas un gros choc, tout ne se fera pas en un clin d'oeil, aussi c'est tout le fonctionnement de la société, à commencer par la production et l'acheminement de la nourriture, qui est à repenser.
Autre détail, le pétrole n'est pas seulement une source d'énergie, c'est aussi une matière première.

"Ce n'est évidemment pas un problème technnique mais bien une crise spirituelle, c'est une question d'ignorance de soi avant tout. "
> Je ne comprends pas le rapport entre crise énergétique (au sens thermodynamique), et ignorance de soi.

"Bien sur, cette crise de l'énergie aura des conséquences déségréables mais fort utile : prise de conscience, diminituion du pillage et du gaspillage."
> Même avis.

Écrit par : tchou-tchou | 24/10/2005

Rapport au Soi "Ce n'est évidemment pas un problème technnique mais bien une crise spirituelle, c'est une question d'ignorance de soi avant tout. "
> Je ne comprends pas le rapport entre crise énergétique (au sens thermodynamique), et ignorance de soi.

Le rapport est que si tu ne sais pas qui tu es vraiment, tu vas te prendre pour "quelqu'un qui en veux toujours plus pour lui et tout de suite".

Le fait de se sentir "sépararé" du reste du monde ammène à ne considérer que le point de vue égocentrique et peu importe les impacts sur autrui, les autres, l'environnement, tout en fait.

Au contraire, la connaissance de soi ammène à voir toutes les choses commme une seule et ainsi l'illusion de la séparation disparait.
Et ainsi cette connaissace ammène à voir plus loin à la fois dans le sens du temps (long terme) et de l'espace (environnement).

Les comportement qui en découlent reflète cette connaissance.

Et ainsi, tu vois que nos comportements découlent directement de pour qui tu te prends ou pour qui tu cesses de te prendre.

Écrit par : Iboga | 25/10/2005

"Le fait de se sentir "séparé" du reste du monde ammène à ne considérer que le point de vue égocentrique et peu importe les impacts sur autrui, les autres, l'environnement, tout en fait."
> Tout à fait. Mais le problème physique de la déplétion du pétrole se pose indépendamment de cela.

Écrit par : tchou-tchou | 26/10/2005

Qu'est-ce qu'un problème ? > Tout à fait. Mais le problème physique de la déplétion du pétrole se pose indépendamment de cela.

Non, ce problème n'est pas indépendant, séparé du reste, il est lié à tout le reste puisqu'il n'y a qu'une seule chose.

Il a l'air séparé du reste du monde parce que justement ce n'est pas un problème, c'est une illusion de problème. Les problèmes n'existent pas.

Car les problèmes ne sont pas des problèmes mais illusions ammenant à des questions, des occasions de faire un nouveau choix en fonction de la connaissance véritable de toi-même.

La personne qui a le problème n'est pas séparée du problème et le problème n'est pas séparé de tous les autres problèmes.

Dans le cas du problème pétrolier, le problème n'est pas le pétrole mais la croyance que nous avons besoin de pétrole.
En faisant cela, nous séparons ce problème de tous les autres problèmes, tous aussi fictifs, en ne voyant pas la globalité de la chose.

Le problème du pétrole est simplement un fait ( les réserves de pétrole s'épuisent) sur lequel s'est greffé une croyance : il nous faut du pétrole pour continuer à vivre.

Une des questions à se poser est "Qu'est-ce qui me gêne dans le fait que le pétrole s'épuisent ?" et toutes les questions nous rammenant à la cause de l'apparition de la croyance du problème.

Les solutions au "Problème du pétrole" viseront avant tout à maintenir le système existant, à vouloir le faire évoluer mais sans le changer, à ne pas voir certains aspects et à imaginer que nous avons vraiment besoin de pétrole. Les solutions visent donc à remplacer le pétrole par une autre sorte de pétrole sans agir sur les causes.

Dans une approche complète, le problème du pétrole n'est pas séparé de nos autres choix et donc de nous-mêmes. Les choix sur ce qui convient de changer commence par nous et continue par les aspects pratiques du problème. Le problème est élargi et nous prenons en compte de plus en plus d'aspect : environnement, mode de vie, jusqu'à la totalité de la Vie. Ce qui revient finalement à décider comment nous voulons nous manifester en fonction de la connaissance que nous avons de nous.

Dans la vision globale, nous verrons très clairement que nous ne pouvons régler un problème à l'intérieur du contexte qui l'a créé, il faut le transcender.

Ce processus par lequel les problèmes ne sont pas des problèmes mais des questions et des occasions s'appellent la Vie.
Et c'est ce que tu es.

Et le fait de se croire séparé de soi-même n'est pas non plus un problème, cela fait aussi partie du processus de la Vie.

Écrit par : Iboga | 26/10/2005

Ce que je voulais dire par "indépendamment" c'est : qu'on ait capté que rien n'est réellement séparé ou bien qu'on ait encore plein de voiles ne change rien au phénomène de la déplétion lui-même, qui se produira quelle que soit la subtilité de nos observations. Quand j'utilisais le terme "problème" ce n'était pas à connotation négative, le terme "problématique" aurait été plus adéquat de ma part, car il n'a pas cette connotaion (bien qu'ayant la même racine)

"Dans le cas du problème pétrolier, le problème n'est pas le pétrole mais la croyance que nous avons besoin de pétrole."
> Tout à fait. Mais l'usage du pétrole est quand même la base de tout le système économique actuel, dont beaucoup de gens sont matériellement dépendants, ne serait-ce qu'en vivant en ville et en ayant recours à des magasins pour acheter de quoi manger. Qu'il faille du pétrole pour vivre est une croyance bidon, en revanche qu'il faille manger pour vivre je crois qu'on peut dire que c'est un fait, aussi ne pas être dépendant du pétrole pour manger est assez intéressant, dépletion ou pas, d'ailleurs.

"Les solutions au "Problème du pétrole" viseront avant tout à maintenir le système existant, à vouloir le faire évoluer mais sans le changer, à ne pas voir certains aspects et à imaginer que nous avons vraiment besoin de pétrole. Les solutions visent donc à remplacer le pétrole par une autre sorte de pétrole sans agir sur les causes.
Dans une approche complète, le problème du pétrole n'est pas séparé de nos autres choix et donc de nous-mêmes. Les choix sur ce qui convient de changer commence par nous et continue par les aspects pratiques du problème. Le problème est élargi et nous prenons en compte de plus en plus d'aspect : environnement, mode de vie, jusqu'à la totalité de la Vie."
> Exactement. Mais d'un point de vue plus pragmatique, le système économique étant basé sur des perceptions très tordues de la réalité et donc sur des choix foireux, et changer ce système en commençant par soi-même relevant d'un processus long (à moins que les choses ne s'accélèrent d'un coup, allez savoir), les choses risquent fort de coincer bien avant avec la dépletion, aussi il est intéressant, dans la mesure où on a encore besoin de manger, de diminuer sa pétroléo-dépendance, dépletion ou pas, d'ailleurs ;).
Je me rends compte que je fais des phrases super longues, désolé.

Écrit par : tchou-tchou | 26/10/2005

Tout est vrai simultanément > Exactement. Mais d'un point de vue plus pragmatique, le système économique étant basé sur des perceptions très tordues de la réalité et donc sur des choix foireux, et changer ce système en commençant par soi-même relevant d'un processus long (à moins que les choses ne s'accélèrent d'un coup, allez savoir), les choses risquent fort de coincer bien avant avec la dépletion, aussi il est intéressant, dans la mesure où on a encore besoin de manger, de diminuer sa pétroléo-dépendance, dépletion ou pas, d'ailleurs ;).

Oui, l'un n'exclut pas l'autre. Il faut à la fois changer notre état intérieur et engager des actions dans le monde extérieur, à la fois penser dans le long terme et le court terme, dans le global et le local.

Le vrai global inclut le local et la plus grande véritée transcendde et inclut toutes les autres vérités.

Écrit par : Iboga | 27/10/2005

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