07/10/2005

Semer à tous vents ...

Il y a peut-être un an de cela, la mairie de Paris a lancé une opération dans certains parcs et jardins. Copiant le principe des mats de prière tibétains, des poteaux ont donc été installés et tout un chacun pouvait participer en demandant un mini drapeau auprès des employés. Poème, vœu, citation, tout était admis et semé au vent. J’ai pris une photo de l’un d’eux au parc de Belleville. les vents y faisaient tourner jadis les moulins. Hélas je l’ai égarée.

Cet exemple m’a rendu songeur. Je le prendrai volontiers comme illustration d’un rite collectif, assumant une des fonctions anthropologiques fondamentales des religions, à savoir relier les Hommes ensemble et ouvrir dans un même mouvement la démarche sur un au-delà. Ainsi, pourquoi ne pas retenir une telle idée dans les écoles, en particulier lors de la survenue d’un drame touchant la vie des enfants ? Quelle que soit la religion ou l’absence de religion des petits écoliers ou des adolescents, tout le monde peut s’y retrouver, le mat joue alors le rôle d’un symbole unificateur pour le groupe. C’est un totem en quelque sorte.

Et la parole peut pudiquement se délier, les aspirations les plus profondes trouver une voie d’expression sans subir les restrictions d’une laïcité comprise trop souvent dans un sens restrictif, coercitif.

The answer is blowing in the wind…


13:51 Écrit par Pierre Gaujal | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.