03/09/2005

 La condition humaine, ou l'unité du réel

On ne peut scinder la réalité. Le déni de la réalité c'est vouloir que les choses soient autrement que ce qu'elles sont. C'est surajouter au réel ses propres désirs, ses fantasmes.

Le fantasme, nous dirons que c'est ce qui sépare la réalité (le « c'est ainsi »), de nos désirs.

Le prince Siddharta, nommé par des enfants le Bouddha, se nommait lui-même tathagata, en sanskrit « c'est ainsi ».

C'est le fantasme qui crée la souffrance, ce que l'on ajoute à la douleur. Mais il faut bien comprendre la nature de ce déni, et du fantasme. Car l'humain n'a pas le pouvoir de « réellement » scinder le réel, de le redoubler. Cette illusion n'est qu'une erreur de perspective dans laquelle on s'enferme indéfiniment, mais dont on sort indemne et instantanément dès lors qu'on la reconnaît pour ce qu'elle est.

Le réel n'est jamais atteint dans son intégrité. L'image des productions mentales, si elle peut nous enfermer, est essentiellement libre et saine car elle est partie intégrante de la réalité.

C'est ce que peut symboliser le tableau de Magritte ( 1933 ) si on le voit en ce sens.

C'est la condition humaine.



16:19 Écrit par Pierre Gaujal | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

cui cui ""Cette illusion n'est qu'une erreur de perspective dans laquelle on s'enferme indéfiniment, mais dont on sort indemne et instantanément dès lors qu'on la reconnaît pour ce qu'elle est.""
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Le problème, c'est qu'en reconnaissant cette illusion, on disparaît aussi.
La condition humaine apparaît pour ce qu'elle est : un concept forgé pour alimenter l'impression de continuité du moi.
:)
On est enfermé dans l'illusion mais il n'y a pas de porte de sortie.
:)
Il n'y a pas d'ailleurs. Pas d'erreur de perspective. Pas de perspective surélevée sur le monde. En fait, l'illusion est la vraie réalité. La libération étant de le savoir. Mais le savoir, c'est disparaître aussitôt car celui qui sait n'est lui même qu'une illusion.
:)
L'alternative étant la cessation des phénomènes, de tous les phénomènes. Mais ce n'est même pas une alternative car celui qui "alterne" a disparu.

"Ce" qui reste n'a certainement plus rien d'humain.

Écrit par : Dauphin | 04/09/2005

La condition humaine, splendide oeuvre de magritte que toutefois je ne séparerais pas de "La Clef des Champs", et je pense qu'ensemble ces deux tableaux prennent une toute autre définition...

Écrit par : clocksy | 04/09/2005

pour izno le dauphin Tel autre, que la méconnaissance de la loi rend stupide, se gonfle d’orgueil intellectuel.
Le refus corrompt son âme, il tombe dans l’Avïci la tête en bas.
Puisque la vacuité mal saisie perd celui qui la saisit, et que les êtres de sapience faible sont incapables de la saisir correctement :
Pour cette raison, l’Anachorète, en sa pensée, répugnait à enseigner la loi, pressentant la difficulté que les sots éprouveraient à la pénétrer.

Écrit par : Le Dragon | 05/09/2005

précision "pour izno le dauphin"
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Si tu me prends pour izno, dragon, je ne suis pas izno...
Sinon, excuse ma mésinterprétation de ton titre.

Tu peux citer tous les textes que tu veux sans les commenter, j'ai pas d'avis.
Je dirais presque que c'est pas inutile, ca redonne une sorte de cadre formel, dogmatique.

En fait, Izno est une partie de moi même, au même titre que toi et que tous les êtres sensibles.
:)
Il n'existe qu'une seule conscience.

Fais gaffe quand même, t'as l'air vexé.
Ca la fout mal par rapport à tout ce que tu cites !

Metta

Écrit par : dauphin | 06/09/2005

EGO Izno ne vient pas foutre ton bordel ici, de toutes façons le niveau de ce site te dépasse.
C’est le metta qui est de trop.

Écrit par : izno | 06/09/2005

La nescience possède une cause, une condition, une occasion : C’est l’acte d’attention incorrecte.

L’acte d’attention souillé, né de l’erreur, né de l’Imagination.

Écrit par : Le Dragon | 24/09/2005

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