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08.10.2010

Rumination

le_penseur__musee_rodin.jpg  La rumination mentale, c'est cette petite voix intérieure qui commente toute chose, qui a un avis sur tout. Vous savez, celle qui vous chuchote ses vérités toutes faites lorsque vous êtes dans la salle de bains, debout en train de vous raser, de vous coiffer, de vous brosser les dents ...

Ce petit discours que l'on se raconte. Ces jugements qui colorent et filtrent chacune de nos expériences, de nos souvenirs, de nos anticipations. Cette petite voix à laquelle on s'identifie trop souvent, et dont on n'a parfois même pas conscience.

Oui, c'est cela ruminer. Et c'est ce discours intérieur qui tisse la texture de nos états d'âme, nous fait tristes, mélancoliques, angoissés parfois, fatigués, excédés, ou triviaux, etc ...

La méditation nous offre la possibilité de faire un pas en arrière, de prendre conscience de ses ruminations intérieures. De s'en détacher, ou s'en désidentifier quelque peu. De les observer avec distance, pour ne pas dire avec humour ...

 

"Don't check", disait le Maître Zen Seung Sahn. Ne ruminez pas.

 

Tachons de prendre nos distances avec cet acteur de mauvaise série B. C'est vrai que c'est de nous qu'il s'agit, mais dans l'esprit de notre méditation, nous ne sommes déjà plus tout à fait lui ...

 




22:19 Écrit par Pierre Gaujal Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

01.10.2010

Méditation


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Finalement, que signifie réellement  ce mot de plus en plus en vogue dans la presse grand public ? Il s'est même introduit à l'hôpital, où cette pratique se réfère  aux techniques mindfulness, littéralement de pleine conscience, issues de la méditation bouddhiste et introduites dans les thérapies cognitivo-comportementales de troisième génération.

Mais doit-on pour autant se référer aux robes exotiques et colorées, ou au contraire sombres, de ses adeptes traditionnels ? Doit-on rentrer en "religion" pour s'y exercer ? Ou à l'hôpital, ou au cabinet des psys ?

Ou bien serait-ce une capacité innée à (re)découvrir, avant de s'y entraîner ?

Mindfulness est la transcription anglo-saxonne du pali sati. Il désigne la capacité d'attention profonde que l'on attend de cette pratique. C'est à la fois le moyen de la méditation, et son fruit.

Dit autrement la méditation de ce type c'est la capacité à :

Se concentrer pour revenir de sa dispersion mentale ordinaire. On utilise ordinairement la conscience de la respiration ( anapanasati ), simplement attentif à l'inspir et à l'expir, avec une légère prédominance de l'expiration, sans forcer. Attentif au dos droit, la respiration abdominale en devient plus aisée.

C'est aussi la capacité à s'observer. Observer ce qui passe, position du corps, sensations, perceptions, formations mentales, surtout les pensées diverses qui semblent n'attendre que cette attitude de calme pour mieux se faire connaître.
Les pensées sont la pierre d'achoppement du méditant. Il convient de simplement les laisser passer, comme des nuages dans le ciel, ou la circulation dense sur une artère passagère. Surtout ne pas vouloir les supprimer, cela ne fait que les renforcer. Ne pas se laisser happer non plus. Découvrir d'instant en instant cette capacité à en prendre conscience et à laisser passer.

Faire ce pas en arrière qui rend plus intime avec soi-même. Et le regard plus vaste. Sans juger.

Accueillir le monde avec ce regard là. Et les autres, aussi.

Attitude universelle. Seule la condition humaine est requise.

A pratiquer formellement, en position assise, c'est plus facile.

Mais utilisable partout. En marchant. Ou assis dans le métro, par exemple. Essayez.

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27.11.2009

Révolution copernicienne et écologie intérieure

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Longtemps, l'homme s'est représenté la Terre comme une surface plane, au centre du monde. Cette vision géocentrique a façonné toute une représentation de l'homme, de sa place dans la nature. La révolution copernicienne a déplacé le centre de gravité de la Terre au Soleil. Notre planète était ronde, petit satellite de son étoile. Depuis quelques années, nous savons que les systèmes planétaires sont courants, notre situation n'est plus unique.
Dans l'ordre intérieur, nous avons mis l'ego au centre de nos représentations. Au je, au moi, au mien. Cela conditionne notre rapport aux autres et au monde. Rapport possessif aux êtres devenus objets de possession, à la terre ( possession foncière, sources de limites et de bornes ), au territoire ( source de frontières et de guerres ), aux matières premières et aux ressources matérielles, à une position sociale ( ce sont mes attributions ), à mes opinions, mes habitudes ... Pourtant cet état de "Chute", en quelque sorte, n'est pas une fatalité. Une révolution copernicienne est possible. Nous pourrions redécouvrir, sans le nier, que l'ego n'est pas au centre de tout. Qu'il y a au centre de l'univers une force consciente impossible à délimiter et à objectiver, que nous appelons parfois Dieu dans notre culture, même si cette appelation latine est maladroite, source de confusions. C'est la finalité de toute pratique de méditation ou de prière d'effectuer cette révolution. C'est aussi une sorte d'écologie intérieure, seule capable de modifier en profondeur notre rapport à la nature et aux autre espèces, animales ou humaine. 

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20.11.2009

San Do Kaï

 

 

 

Le San Do Kaï est un texte fondateur du bouddhisme Zen.

 

San : la différence.

Do : l'identité, l'unité.

Kaï : la synthèse, l'au-delà de l'identité et de la différence.

 

"Dans la lumière existe l'obscurité

ne regarde pas seulement ce qui lumineux dans la lumière.

Dans l'obscurité existe la lumière

ne regarde pas seulement ce qui est sombre dans l'obscurité."

 


 

Image du Blog babymikelebogoss.centerblog.net



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15.11.2009

Interdépendance

 

 

"Toute personne est une cellule dans le corps de la conscience humaine. En ce moment, c'est comme si le corps du Christ souffrait d'un cancer. Dans le cancer, une cellule qui fonctionne normalement décide qu'elle ne veut plus fonctionner ni contribuer à l'ensemble. Au lieu de participer au système de soutien du sang ou du foie, la cellule s'en va et construit son propre royaume. C'est une malignité qui menace de détruire l'organisme.

Ainsi en va-t-il du corps de l'humanité. Chacun est parti faire sa propre affaire : ma carrière, mon magasin, mon argent."

 

 ( Marianne WILLIAMSON )

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14.11.2009

La délicate question du droit à l'oubli sur Internet

 

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C'est le titre d'un papier paru dans "le monde" le 12 novembre 2009 ( http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/12/la-delicate-question-du-droit-a-l-oubli-sur-internet_1266457_651865.html ). Cet article m'a été signalé par un ami en souvenir d'une conversation que nous avions eue dans le passé.
Oui, la mémoire est faite d'oubli, le rapport que l'homme entretient au temps est un rapport vécu, c'est-à-dire organique. Si la lutte contre l'oubli est nécessaire à l'apparition de la culture et de l'histoire, par opposition à la barbarie, un oubli sélectif est cependant nécessaire pour permettre au neuf, au jamais advenu, de surgir. Dans l'ordre du collectif, nous ferions bien de nous souvenir, sans jeu de mot, que le devoir de mémoire devrait parfois se doubler d'un certain droit à l'oubli. Car sans un relatif oubli, il n'y a pas de paix possible. Le passé doit pourrir et se décomposer dans les mémoires pour servir de terreau à un renouveau.
Or dans sa lutte contre l'oubli et contre la mort, l'homme a externalisé sa mémoire organique, peu fiable, par l'invention de l'écriture, des archives et des bibliothèques. Mais ces dernières, souvent sur substrat également organique, sont sujettes à la même senescence que la matière de nos propres vies, sujettes aux outrages du temps. Elles n'étaient donc pas épargnées par l'oubli. Mais voilà que la généralisation des supports numériques, leur ubiquité, accessibles d'un clic de souris depuis n'importe quel point du globe, rend ces mémoires anodines au départ bien suspectes. Que dire de ces cas, pas si isolés que ce que l'on pourrait croire, de jeunes lycéennes voire collégiennes fimées par leur petit copain lors de pratiques sexuelles et diffusées à tout une classe puis sur la Toile entière ?
Plus généralement, on redécouvre que l'oubli sélectif est la condition de toute forme de rédemption. Cette apparente imperfection de nos oublis, de l'évolution incessante de nos mémoires, ne serait-elle pas l'envers de quelque perfection cachée ? Elaborées avec intelligence mais sans sagesse, les froides mémoires électroniques pourraient finir par nous jouer bien des tours
.

14:26 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.08.2009

Unsui

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Au Japon, dans la tradition bouddhiste Zen, le terme "unsui", littéralement "nuage, eau", désigne le novice allant de monastère en monastère, de temple en temple, dans l'attente d'une place.

Mais ce terme désigne poétiquement tout adepte de cette tradition, "coulant comme l'eau, flottant comme les nuages qui passent dans le ciel", ce qui désigne une certaine attitude dans la vie, un certain type de vécu.

 

Le laïque pratiquant d'aujourd'hui doit trouver dans cette désignation poétique la racine de sa vocation, faisant ainsi de lui un "moine" des temps modernes.

 

En Occident, comment ne pas se rappeler également de cette parole de Jésus de Nazareth :

 

"Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'Homme n'a pas d'endroit où reposer la tête".

18:26 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.04.2009

La transition démographique

 

 

"Rechauffement climatique, crise financière et économique, pollution, terrorisme... je me demande comment on peut encore avoir envie de faire des enfants !! Par égoisme sans doute ! Quel avenir leur reserve t on?"

( commentaire de "Greenlight" aux propositions de pénalités pour les parents d'un troisième enfant par M. Yves COCHET, député Vert de Paris )


Lumière pour lumière donc, gageons que M Cochet, mathématicien de formation, comprendra aisément que la transition démographique est un des effets secondaires du développement, ce qui éviterait peut-être à l'avenir des commentaires "lumineux" comme celui reproduit plus haut.


Il est vrai que le but de l'écologie politique est de questionner la notion même de développement.


Et comme il faudra choisir, certains pourraient être tentés de jeter bébé avec l'eau du bain ...


Raison de plus donc pour rappeler la réalité :

 

 

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18:57 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

04.04.2009

Les risques de l'obscurantisme

Au XVIe siècle, les conquistadors espagnols, à la recherche de trésors et du pays d'El Dorado, découvrirent la pomme de terre dans les potages des indigènes. Dès lors, le précieux légume entrepris son périple vers l'Europe.

Toutefois, ce n'est que deux siècles plus tard que la pomme de terre fut adoptée partout en Europe. En effet, le nouveau tubercule a rencontré maintes résistances et fait l'objet de superstitions de toutes sortes. D'abord, la pomme de terre ressemblait à la belladone qui était une mauvaise herbe violemment toxique. De plus, la croyance populaire véhiculait que consommer ce légume rendait la peau ridée, sale et grumeleuse. Par ailleurs, une femme qui mangeait des pommes de terre au cours de sa grossesse risquait fort d'accoucher d'un bébé avec une grosse tête... Par contre, porter un morceau de «patate» dans sa poche de veste protégeait contre le rhumatisme et l'eczéma...

Auguste Parmentier, au cours de la guerre de Sept Ans (entre la Prusse et la France), avait été fait prisonnier. C'est à ce moment qu'il découvrit le précieux légume qui le garda en vie pendant sa détention. À son retour en France et après avoir eu recours à de nombreuses et infructueuses tentatives, Parmentier pensa à un subterfuge. Il fit donc circuler que le tubercule qu'il cultivait avait une grande valeur. Le jour, la milice royale montait la garde autour du champ. La nuit venue, la milice avait reçu l'ordre de ne point intervenir auprès de badauds qui pillaient le champ... Ce vol de pommes de terre marqua le début de leur introduction dans les potagers et cuisines de France!

 

( Fédération des producteurs de pomme de terre du Québec )

22:21 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.03.2009

Deep ecology, droits des animaux

 

 

"Se mettre à la place de la mouche, c’est retrouver une forme d’empathie, le sentiment d’une communauté d’affection et d’émotion " ( à propos d'Arne Naess, 1912-2009 )

 C'est ce qui fait le propre de l'Homme, l'animal, lui, n'éprouvera pas ce sentiment à notre encontre ... Il y a donc asymétrie.

Concrètement : nous avons des responsabilités, ou des devoirs, vis à vis des espèces vivantes, mais celles-ci peuvent difficilement faire valoir des droits envers nous.

Les droits de l'homme ne peuvent être mis en miroir avec des droits de l'animal. Et les droits de l'homme ne sont pas des droits de l'animal appliqués à une espèce particulière, à savoir homo.

Cependant nous sommes dans une relation d'interdépendance avec ce que nous appelons "notre milieu". La deep ecology implique le dépassement de la position situant l'homme dans son environnement au profit d'une vision relationnelle. A la fois être de nature, et autre chose.

18:45 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.02.2009

Alela Diane

 

 

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13.02.2009

Cerveau gauche et cerveau droit ( suite )


Seung Sahn Soen-sa dit : "Permettez-moi de vous poser encore une question (puis, prenant la pomme ), voici une pomme, d'accord ? Mais si vous dites que c'est une pomme, vous êtes attaché au nom et à la forme. Et si vous dites que ce n'est pas une pomme, vous êtes attaché à la vacuité. Est-ce une pomme ou non ?
-Les deux.
-Les deux ? Je vous frapperai trente fois ! Répondre "pomme" est faux, répondre "pas une pomme" est aussi faux; répondre "les deux" est doublement faux. Pourquoi ? Cette pomme est créée par la pensée. Donc, elle ne dit pas "je suis une pomme". Les gens l'appellent une pomme. Donc, elle est créée par la pensée."
Le Swami répondit : "Nous comprenons que cela pousse sur un arbre."
Soen-sa dit : "Oui, ça c'est une bonne réponse. Une très bonne réponse serait ..." Et il croqua dans la pomme.

 

( Seung Sahn, Cendres sur le Bouddha, Seuil 2002 )

 

 A travers cette histoire zen contemporaine, on peut expliciter la difference de langage entre les deux hémisphères, gauche et droit, et par suite la façon dont la prédominance de l'hémisphère gauche est court-circuitée.

On notera en particulier que le "cerveau droit" ne connaît que le mode affirmatif. En effet, si on peut figurer dans son langage, à l'aide par exemple d'une image, qu'une pomme pousse sur un arbre, l'affirmation "une pomme ne pousse jamais en pleine terre" n'a pas de sens pour lui.

Il ne connaît donc que le réel, l'affirmation de l'être.  En lui, il n'y a que oui .

 

 

CERVEAU GAUCHE

CERVEAU DROIT

POMME

 

 

 

 

 

Verbal

Logique

Séquentiel

Mémoire des sons

pomme

 

 

 

 

Figuratif

Global

Mémoire globale

 

Le Maître Zen Seung Sahn conclut :


"Chaque chose est seulement un : pas de nom, pas de forme, pas d’espace, pas de cause et d’effet, pas de temps … rien du tout. C’est ce que l’on appelle l’Absolu. Si vous ouvrez la bouche pour parler de l’Absolu alors vous avez déjà commis une faute. Seulement agir. Si vous gardez durablement ce point de vue, alors vous voyez clairement, vous entendez clairement, sentez clairement, goûtez clairement, touchez clairement, pensez clairement, et agissez clairement. Ce qui signifie que le ciel est bleu; les arbres sont verts; le chien aboie - wouf, wouf ! Le sucre est doux. Alors, quand vous voyez, quand vous entendez, quand vous sentez, toutes choses, telles qu’elles sont, sont la vérité."

 

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03.02.2009

Cerveau droit et cerveau gauche

La sortie récente du récit de l'AVC ( accident vasculaire cérébral ) vécu par une neuro-anatomiste relance la théorie de l'asymétrie cérébrale.

L'être humain est en effet la seule espèce à présenter un fonctionnement différencié selon les deux hémisphères de son cerveau.

L'hémisphère droit fonctionne plutôt comme un processeur série, traitant les informations séquentiellement. Il analyse, établit des distinctions fondées sur les principes d'identité et de différence. Il gère le langage, séquence le temps en passé-présent-futur.

L'hémisphère droit fonctionne dans un éternel présent, gère les sensations kinesthésiques,  fonctionne de façon synthétique, par intuition. Expérimente le temps sous la forme de la durée chère à Bergson.

Lors de son AVC, Jill Bolte Taylor a été victime d'une hémorragie dans l'hémisphère gauche de son cerveau. Les chiffres perdant toute signification pour elle, le simple fait de composer un numéro de téléphone constituait alors un effort surhumain. En contrepartie, elle se sentait envahie par un sentiment de béatitude, de quiétude absolue.

Cette schématisation du fonctionnement cérébral est très éclairante. Elle illustre anatomiquement la dualité entre la conscience objectivante ( "cerveau gauche" ) et la conscience non-objectivante ( "cerveau droit" ).

 

Jill Bolte Taylor propage aujourd'hui sans relâche : "Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant ".

Ce mode de fonctionnement est exploré dans les états dits méditatifs.

 

Pourtant le développement du potentiel humain implique l'intégration des deux modes de fonctionnement. L'abolition totale de l'analyse et de la pensée est un but que les spiritualités oriantales ont souvent considéré comme ultime. C'est là où le modèle de l'asymétrie cérébrale doit éclairer les Occidantaux qui seraient tentés par une perte définitive dans le "sentiment océanique" : il n'y a qu'un cerveau, et la synchronisation hémisphérique, ou l'intégration harmonieuse du "cerveau gauche" et du "cerveau droit", en constitue le mode le plus optimal. Le fleuron évolutif, en quelque sorte.

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27.01.2009

Satprem

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18.01.2009

Une règle de vie

 

L'ascèse est un travail sur soi-même.

Il nécessite une règle de vie. Traditionnellement la règle est commune ( communautés monastiques, règles sociales .. )

Mais nous vivons dans une société essentiellement tournée vers l'individualisme. La vie spirituelle est évacuée de l'espace public et renvoyée à l'intime, la sphère privée ( définition de la laïcité ).

Le désarroi qui en résulte est largement exploité par les fanatismes religieux, marchands de peur, ou par des groupes sectaires, marchands de solutions préfabriquées.

Alors que la solution résulte dans une marche vers une maturité permettant à chacun de décider de ses propres règles, de se fixer une règle de vie.

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09.01.2009

Une nécessaire redéfinition du travail

 

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Le travail doit être compris sur 3 plans distincts, quoique non séparés :

 

- Tout d'abord objectif : planter un clou pour y accrocher un tableau, une serpière pour nettoyer le sol, décocher une flèche pour atteindre la cible.

- Mais aussi subjectif : par la répétition de l'exercice, je peux me réaliser. Tendre vers le geste pur, c'est ne plus être séparé du but par la soif de réussite, ou à l'opposé l'angoisse d'échouer. L'exercice devient alors une ascèse, un miroir de soi. C'est l'exercice zen, ou "se faire en faisant".

 

Mais n'oublions pas non plus un troisième point, à savoir le sens, la signification que l'on peut donner à l'acte. La lame qui tranche peut ôter la vie ( le sabre ) ou la prolonger ( chirurgie ). Le sens de nos actes doit être autant que possible orienté vers le bien d'autrui, ou le service de la communauté. C'est la voie des Bodhisattvas.

 

La méconnaissance de ces deux derniers points explique à elle seule la perte de sens que subissent nos sociétés industrielles et marchandes. La souffrance au travail y trouve sa source. Le travail est devenu aliénation et mérite trop souvent son étymologie ( le tripalium était un instrument de torture chez les Romains ).

On voit combien une "politique de civilisation" ( Edgar Morin ) ne pourrait prendre racine que dans une démarche qui excède largement les préoccupations des partis politiques.

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30.12.2008

Le Zen et l'Islam

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Je me souviens de ma lecture du Coran il y a quelques années de cela, et de longues discussions avec amis ou relations à cette occasion.


Mais au-delà du contenu objectif d'une tradition religieuse, il y a le non-objectif, le subjectif. En quoi une pratique réalise-t-elle l'Homme ?


Le dialogue entre le Zen et le christianisme a été amorcé. Curieusement, pas avec l'Islam.


Pourtant les longues litanies-psalmodies, les prosternations profondes sont précieuses dans certaines trdaitions du Zen. Ces dernières utilisent les sutra du bouddhisme mahayana ( longues invocations ou dharani aux bodhisattavas ), mais au-delà même de leur contenu objectif. C'est alors l'occasion éventuelle de passer à une conscience non objectivante, dans l'harmonie avec les autres. Cela se fait naturellement.

En revanche, c'est la saisie objectivante de l'expérience religieuse qui aboutit au dogmatisme et qui fait le lit de tous les dogmatismes, parfois jusqu'au fanatisme.

Dans le Zen, nous finissons par comprendre que c'est le petit ego qui se prosterne davant le grand ego, qu'au bout du souffle, dans l'abandon de soi que marque la prosternation, une vie nouvelle peut se manifester.


Cette vie nouvelle est faite de conscience non objectivante et de compassion. Il n'est pas interdit d'imaginer que l'adepte d'un culte religieux comme l'Islam ne soit parfois saisi par cela, qu'il passe un instant de l'autre côté du miroir . Sourire



09:04 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.12.2007

Jodorowsky ( bis )

 
 
Quand on aime, on fait partager ...
 

12:00 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.11.2007

La rétrocausalité

 

 

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Magritte, Le temps traversé (1939)

 

Certains physiciens énoncent un principe de rétrocausalité ( du futur vers le passé ) pour lever les difficultés conceptuelles soulevées par la mécanique quantique dans la vie des particules élémentaires.

 

Remarquons ici que le principe d'identité implique que le présent conditionne le passé, de façon non causale mais strictement logique.

La causalité, elle, énonce par exemple que l'existence de chacun de nous est une suite de conséquences, comme la rencontre de nos parents, etc ... De ce point de vue nous aurions pu ne pas exister, la vie sur Terre ne pas émerger, tout est contingent, fruit du hasard.

Il est une autre manière d'aborder ces questions. Le principe d'identité énonce que "les choses sont ce qu'elles sont".  En vérité, c'est un fait d'expérience, la réalité est ce qu'elle est. Elle ne peut être autrement que ce qu'elle est. C'est là le seul fondement valable.

Rêver le réel autrement que ce qu'il est est un fantasme, une opération mentale illusoire.

Le principe d'identité rend donc les conditions d'apparition de la réalité presente nécessaires ( nécessité de ma naissance, de l'émergence de la vie, de TOUT ... )

 

Mais en vérité nécessité et contingence ne peuvent être opposées, le libre arbitre demeure.

La conscience de l'Homme se situe à un point nodal, qui doit les inclure l'une et l'autre sans les opposer.

 

Le maître zen Deshimaru pouvait ainsi affirmer ce fait d'expérience, à savoir que "le présent inclut à la fois le passé et l'avenir".

 

 

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23.11.2007

De l'attention

 
 
 
 
zen-géométrie
 
 

 "Bien qu'aujourd'hui on semble l'ignorer, la formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des études. La plupart des exercices scolaires ont aussi un certain intérêt intrinsèque ; mais cet intérêt est secondaire. Tous les exercices qui font vraiment appel au pouvoir d'attention sont intéressants au même titre et presque également."

 

 "Si on cherche avec une véritable attention la solution d'un problème de géométrie, et si, au bout d'une heure, on n'est pas plus avancé qu'en commençant, on a néanmoins avancé, durant chaque minute de cette heure, dans une autre dimention plus mystérieuse. Sans qu'on le sente, sans qu'on le sache, cet effort en apparence stérile et sans fruit a mis plus de lumière dans l'âme. Le fruit se retrouvera un jour, plus tard, dans la prière... cela est certain, cela ne fait aucun doute."

 

"Les lycéens, les étudiants qui aiment Dieu ne devraient jamais dire : "Moi, j'aime les mathématiques", "Moi, j'aime le français", "Moi, j'aime le grec". Ils doivent apprendre à aimer tout cela parce que tout cela fait croître cette attention, qui, orientée vers Dieu, est la substance même de la prière"

 

( Simone Weil,  1909-1943, in Réflexion sur le bon usage des études scolaires en vue de l'amour de Dieu  )

 


 

 

 

20:45 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.11.2007

L'absence de Dieu

 

 

 Selon la mystique juive ( kabbale ), la première phase qui marque le début de l’existence manifestée est le Tsimtsoum, la contraction, le retrait de Dieu d’un lieu.

Ne reste que l'absence ( l'éclipse de Dieu ), condition tragique de la conscience humaine. 

A moins que ce ne soit l'Homme qui ne se rende absent, comme il est absent à toute réalité par distraction. Et l'antidote de la distraction, c'est l'attention.

 

"L'attention absolument sans mélange est prière"        ( Simone Weil )

 

 

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13.11.2007

De l’athéisme purificateur

 



"Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut être le plus près."  ( Simone Weil, 1909-1943 )

N’est-ce pas là aussi la « porte étroite », celle qui rend la brebis égarée si précieuse pour reprendre les paraboles évangéliques.

Car on ne peut croître valablement sans expérimenter la solitude intérieure, chemin aride et silencieux expérimenté par tous les mystiques.

Il y a une mystique athée, seul espace de rencontre, ou de communion, par delà les multiples appartenances religieuses.

 

 

18:13 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

07.11.2007

De la dépossession de soi

 
 
Se déposséder de soi, c'est se libérer d'instant en instant des fausses idées sur soi-même.
La vérité n'est pas un concept ou une idée, et ne se laisse pas si facilement enfermer dans le langage.
Alors à quoi bon fixer quoi que ce soit ?

La prise de conscience de soi rappelle plutôt ce poème extrait de l'Hokyo zanmaï, texte de Sekito, 8ème patriarche du Chan ( zen )

C'est comme dans un miroir
le reflet est moi
je ne suis pas le reflet


Dépossession continue de soi, action de se dénuder de ses fausses peaux ou enveloppes...

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06.11.2007

Se déprendre

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"Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s'utilise à des fins d'autoreprésentation, et la plupart se forment autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s). C'est pour cette raison que la presse et l'opinion populaire sont parfois amenées à fustiger l'égocentrisme des blogs." 

( Extrait de l'article "blog" sur Wikipedia )

 

 

C'est avec cette autoreprésentation, tendance moderne du narcissisme, que "zenblog" a voulu rompre. Se déprendre de ce miroir là, c'est se déprendre de soi. Garder la liberté d'expression, qui est aussi celle de se taire, celle d'écouter .

 

Ecoute active . 

 

 

 

 

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02.02.2007

Le réchauffement des esprits

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De 1550 à 1850 l'Europe a connu un petit âge glaciaire dont le paroxysme fut atteint vers 1650-1700. Famines, prolifération des loups et extension des glaces en furent quelques signes.

Il y a quelques années, on expliquait cela par une combinaison de cycles solaires liés à des marées planétaires.

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Si on regarde la courbe ci-dessous ( schéma de 1992 ) on s'aperçoit que la hausse brutale des années 1990-2006 est la conjuguaison des cycles, et que le réchauffement devrait durer jusqu'en 2030 environ. Un minima est programmé pour le dernier quart du siècle.

L'évolution des sociétés humaines est liée aux cycles cosmiques.

16:59 Écrit par Pierre Gaujal dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.01.2007

Zen pour tous

cyprès

Des évaluations précises dans deux sanghas ont démontré que sur 100 personnes qui manifestent un intérêt à priori pour le Zen, seules 20 feront la démarche d’essayer la pratique, et seulement 2 resteront. 2 %.Doit-on en déduire, puisque la Voie est aride, que sa portée est limitée ? En fait de quoi s'agit-il ?

Rien d'autre que de mettre en pratique le satipatthana sutra ou sutra de l’attention vigilante.Pour celui ou celle que la discipline monastique du zen rebute, il est possible cependant de s'exercer à cette vigilance, cette veille active. Cet éveil.

On peut commencer par exercer son attention sur un objet, par exemple un arbre. Prendre le temps de le regarder sans solliciter sa mémoire, sans distraction. Le percevoir par la vue, le toucher, l'odorat. Noter toutes ces perceptions, et sensations, sans considération particulière. Une attention nue, simplement. Ne pas pousser l'exercice trop longtemps.

Ultimement, tout contact avec ce qui nous constitue ( corps, sensations, perceptions, pensées et conscience de soi, les 5 agrégats de la philosophie bouddhiste ) doit être traité de cette manière. C'est une attention au monde et aux autres que nous devons retrouver, en desserrant l'étau de nos filtres mentaux, de l'épaisseur de nos pensées. Une lutte contre l'immémoriale tendance à la distraction.

On peut ainsi s'exercer à volonté tout au long de la journée, sans posture spéciale, sans lieu particulier à trouver, sans appartenance sectaire non plus. Les mini-pratiques ne dureront pas plus de quelques dizaines de seconde mais entraîneront un progrès considérable, à condition de s'y tenir.

14:25 Écrit par Pierre Gaujal dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.11.2005

Retrouver le sens de l'effort collectif

"Le but de la société est le bonheur commun" ( déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 24 juin 1793 ).

On parle souvent de perte de sens à notre époque. En fin de compte, ce qui se dégage du type de société dans laquelle nous vivons, c'est la perte du goût de l'effort collectif. Effort vers quoi ?

L'agitation, l'hyperactivité ne procurent en général que peu de satisfactions profondes, hormis la poursuite de satisfactions individuelles liées à l'argent et au statut social pour les uns. Pour le plus grand nombre c'est la nécessité de la survie dans un environnement complexe, et tout décrochage se traduit par une marginalisation voire une exclusion. Des farces comme "hibernatus" traduisent de manière comique l'impossibilité qu'il y aurait à survivre dans l'environnement technologique après un sommeil de quelques décennies. De manière encore plus brutale, dans Good Bye, Lenin, la chute du mur de Berlin se déroule alors qu'une Allemande de l'ex RDA se trouve dans le coma. Son entourage doit alors lui cacher la vérité à son réveil pour lui permettre de retrouver son équilibre.

Dépossédé des fruits de son travail, et du sens même de celui-ci, l'individu connaît la désagréable expérience de l'aliénation.

La référence morale s'est également estompée alors que le fondement de l'éthique, c'est tout simplement le souci d'autrui pour lui-même . La vie sociale devient une juxtaposition d'intérêts particuliers, singulièrement égocentrés, c'est à dire fondés sur le désir, la colère ou la peur. Les tensions entre ces égoïsmes seront portées au maximum que l'on puisse supporter sans encourir le risque d'une dégérescence en conflit ouvert avec un tiers ou avec les autorités. Le comble de la civilité sera de ne se gêner le moins possible.

Mais l'individu est fait pour la vie sociale. L'individualisme et le souci de tous doivent s'équilibrer. Une juste vision de soi ne pourrait s'accomoder d'une appropriation individualiste des visées de la société, de la vie en collectivité. D'une privatisation des intérêts. D'une exploitation systématique de tout ce qui n'est pas "moi", choses, nature, personnes. Seule la notion d'intérêt général peut redonner un sens au travail en tant que contribution à l'effort collectif. De l'impôt comme "contribution" ainsi que le définit l'article 20 de la déclaration des droits de l'homme :

"nulle contribution ne peut être établie que pour l'unité générale". La résolution des problèmes sociaux, ethniques et écologiques est à ce prix.


17:05 Écrit par Pierre Gaujal Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.10.2005

Karma collectif

Ce qui est absolument extraordinaire, c'est que le karma collectif est le miroir du karma individuel. Autrement dit, une lecture attentive et intuitive du karma collectif est un extraordinaire outil de connaissance de soi.
Ces derniers temps, les nouvelles concernant l'écosystème global de notre planète ne sont pas spécialement réjouissantes. Elles sont pourtant un puissant feedback, car on y voit comment le système global auquel le genre humain appartient tend vers de nouvelles positions d'équilibre.
Ainsi, une étude récente ( http://www.liberation.fr/page.php?Article=334706 ) nous apprend que l'Europe devrait connaître un réchauffement de 2.1°C à 4.4°C dans les 70 ans, ce qui est considérable.
 
Voici une synthèse des effets que cela devrait avoir ( source Météo France ): 
 

Synthèse des faits constatés et des prévisions de modèles pour divers paramètres et phénomènes

Le tableau ci-dessous issu du programme CLIVAR (CLImate VARiability) du Programme Mondial de Recherche sur le Climat de l’OMM récapitule pour divers paramètres les tendances vraisemblables sur le XX ème siècle, et attendues à la fin du XXI ème siècle, sur la base des modélisation des scénarios du GIEC.
Attention : il s’agit de tendances qui ne s‘appliquent pas forcément partout !


Paramètre
Observé (20ème siècle)Modélisé (fin du 21ème siècle)
Extrêmes basés sur des simples statistiques climatiques
Températures maximales plus élevéesTrès vraisemblableTrès vraisemblable
Plus d’étés chaudsVraisemblableTrès vraisemblable
Augmentation des indices thermiquesVraisemblableTrès vraisemblable
Températures minimales plus élevéesTrès vraisemblableTrès vraisemblable
Moins de jours de gelTrès vraisemblableTrès vraisemblable
Plus d’évènements générant des cumuls journaliers intensesVraisemblableTrès vraisemblable
Plus d’évènements générant des cumuls multi-journaliers intensesVraisemblableTrès vraisemblable
Evènements climatiques
Plus de vagues de chaleurPossibleTrès vraisemblable (températures maximales plus élevées)
Moins de vagues de froidTrès vraisemblableTrès vraisemblable (températures minimales plus élevées)
Sécheresses aggravéesPeu vraisemblableTrès vraisemblable (réduction de l’humidité des sols aux latitudes moyennes)
Plus d’évènements pluvieuxVraisemblableVraisemblable (précipitations augmentées aux moyennes et hautes latitudes en hiver)
Plus de cyclones tropicauxPeu vraisemblablePossible
Plus de tempêtes tropicalesPeu vraisemblablePossible
Plus de tempêtes aux latitudes moyennes PossiblePossible
Episodes El Niño plus intensesPossiblePossible
Plus de conditions de type El NiñoVraisemblableVraisemblable

 

19:16 Écrit par Pierre Gaujal Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.10.2005

Life after the oil crash ...

Un commentaire de "tchou-tchou" mérite d'être rapporté en dehors des commentaires. Pour mieux en susciter d'autres peut-être  :
 
"D'autres transformations matière/énergie doivent être possibles, et avec des rendements autrement supérieurs."
C'est possible, mais pour le moment on n'en connaît aucune en mesure de supplanter le pétrole de façon durable, soit seule, soit en association avec d'autres sources d'énergie (par exemple éolien + solaire + carburants végétaux), car il n'y a pas assez de matériaux pour fabriquer toutes les éoliennes et tous les panneaux solaires dont on aurait besoin, et pas assez de surface agricole pour produire tout le carburant dont on aurait besoin, sauf en affamant des gens, ce qui n'est pas à exclure dans les pays pauvres.
Pour ce qui est du nucléaire, se pose également le problème de la finitude des ressources en minerais, et toute la logistique dépend du pétrole. La fusion (ITER) ne sera pas opérationnelle avant un siècle d'après la COGEMA, et entre-temps ce sera le bordel. Dans tous les cas le problème des transports resterait entier, car on ne remplace pas 700 millions de camions et voitures par des véhicules électriques en trois semaines.
Une des pseudo-alternatives dont on entend aussi parler est la liquéfaction du charbon selon le procédé Fischer-Tropsch, mais le rendement énergétique est catastrophique, au niveau pollution ça serait l'horreur, et de toute façon le problème de la finitude des ressources se posera également.
Il ne faut également pas perdre de vue que les liens entre pétrole et économie sont très étroits et complexes, et que des problèmes d'approvisionnement en pétrole se répercutant dans l'économie, cela rend plus difficile la mise en place sérieuse d'alternatives.
Dans tous les cas notre concommation énergétique baissera, de façon concertée et préparée ou bien de façon chaotique, elle est de toute façon largement supérieure à nos réels besoins énergétiques, et trop élevée par rapport aux ressources de la planète.
Quelque autres liens qui expliquent ça mieux que moi :
http://www.manicore.com/documentation/renouvelables.html
http://www.manicore.com/documentation/part_eolien.html
http://www.manicore.com/documentation/sobriete.html
http://www.manicore.com/documentation/petrole.html
http://www.lifeaftertheoilcrash.net/SecondPage.html#anchor_83

16:43 Écrit par Pierre Gaujal Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.10.2005

Jodorowsky ( suite )

Je viens de terminer le dernier livre de Jodorowsky, l'artiste magicien, visionnaire, auteur, voyageur, réalisateur, scénariste, acteur de métier et dans sa vie. C'est un beau livre sur le zen, brutal, et même si l'auteur y prend quelques libertés avec la chronologie pour mieux mettre les situations en relief, on y trouve finalement bien plus que ce que l'on était venu y chercher.
 
Le chapitre sur la peintre et écrivain surréaliste Leonora Carrington m'a donné envie de retrouver la maison qu'elle y habita avec Max Ernst de 1938 à 1941 dans le sud de la France. J'en reparlerai dans quelques semaines, photos à l'appui. 

09:13 Écrit par Pierre Gaujal Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |